Comment se débarrasser des mulots dans le jardin ?
Des petits tas de terre dans la pelouse, des racines grignotées, des galeries qui s’effondrent sous les pas : les mulots ont élu domicile dans ton jardin. Bonne nouvelle, tu peux les faire déguerpir sans sortir l’artillerie lourde.
Voyons ça ensemble.

La solution en bref
Pour se débarrasser des mulots dans le jardin, la méthode qui fonctionne combine trois leviers : supprimer ce qui les attire (nourriture, cachettes), les repousser avec des odeurs qu’ils détestent, puis les piéger si ça ne suffit pas. Les produits chimiques et l’appel à un professionnel restent réservés aux infestations qui dépassent le simple passage occasionnel.
Petite précision qui change tout : un mulot n’est pas un campagnol. Le mulot creuse peu et grimpe volontiers, il vit surtout en surface près des haies et des tas de bois. Le campagnol, lui, passe sa vie sous terre à ronger les racines. Si tes plantes meurent sans raison apparente et que tu ne vois jamais l’animal, c’est probablement un campagnol, et les méthodes ne sont pas exactement les mêmes.
Pourquoi les mulots s’installent chez toi
Un mulot ne choisit pas ton jardin au hasard. Il cherche deux choses : de quoi manger et un endroit tranquille pour se cacher. Un tas de bois contre la clôture, un coin d’herbe qu’on ne tond jamais, des feuilles mortes qui s’accumulent depuis l’automne, c’est exactement ce qu’il lui faut pour nicher sans être dérangé.
Côté nourriture, les fruits tombés au sol, les graines de tes mangeoires à oiseaux et les restes de compost mal fermé forment un buffet permanent. Plus ces ressources sont disponibles toute l’année, plus la colonie s’installe durablement plutôt que de passer en simple visite.
Les gestes qui les découragent de rester
Avant de sortir les répulsifs, commence par rendre ton jardin moins accueillant. Tonds régulièrement, surtout les zones proches des murs et des haies, et débarrasse-toi des tas de bois ou de gravats qui traînent depuis trop longtemps. Un jardin bien entretenu offre nettement moins de cachettes.
Ramasse aussi les fruits tombés (pommes, noix, noisettes) dès que tu les vois, et ferme bien tes poubelles et ton compost. Si tu as un potager, retourner la terre au printemps et à l’automne dérange les galeries en cours de creusement et pousse les mulots à aller voir ailleurs. Ce sont des gestes simples, mais ils font une vraie différence sur la durée.
Les odeurs et plantes qu’ils fuient
Les mulots ont un odorat hypersensible, et certaines odeurs les mettent littéralement en fuite. C’est là que les plantes répulsives entrent en jeu, plantées en bordure du potager ou près des zones de passage repérées.
- Menthe poivrée, lavande et romarin en bordure de massifs
- Ail et oignon intercalés dans le potager
- Fritillaire impériale pour protéger spécifiquement les bulbes de fleurs
- Purin de sureau pulvérisé pur à l’entrée des galeries repérées
- Coton imbibé d’huile essentielle de menthe poivrée déposé aux endroits stratégiques
Le purin de sureau se prépare simplement : un kilo de feuilles fraîches dans dix litres d’eau, laissé macérer deux jours, puis pulvérisé tel quel. C’est une astuce de jardinier qui revient souvent dans les retours d’expérience, même si elle n’a pas fait l’objet d’études scientifiques poussées.
Piéger et relâcher : ce qui marche vraiment
Quand la prévention et les répulsifs ne suffisent pas, le piège à capture vivante reste l’option la plus efficace et la plus simple à assumer. Une cage ou une boîte métallique appâtée avec du beurre de cacahuète, un morceau de pomme ou quelques graines de tournesol attire généralement le mulot en une nuit ou deux. Place le piège le long d’un mur ou sur un passage identifié, jamais au milieu d’un espace dégagé.
Une fois l’animal capturé, relâche-le à plusieurs kilomètres de chez toi, sinon il retrouve son chemin. Les tapettes classiques existent aussi et sont radicales, mais beaucoup de jardiniers leur préfèrent la capture vivante, plus simple à vivre au quotidien. Quant aux appareils à ultrasons solaires, ils peuvent aider ponctuellement, mais les mulots finissent souvent par s’y habituer au bout de quelques semaines : ne compte pas dessus comme solution unique.
Les prédateurs, alliés naturels
Si tu as un chat qui sort régulièrement, tu as déjà un allié de poids. Sa simple présence et son odeur suffisent souvent à dissuader une colonie de s’installer durablement, même sans qu’il attrape le moindre mulot.
Tu peux aussi jouer la carte des rapaces en installant un nichoir à chouette ou à effraie si ton terrain s’y prête. Ces oiseaux chassent naturellement les petits rongeurs et peuvent réguler une population sur le long terme, à condition d’avoir un jardin assez grand pour les attirer.
Quand passer à la vitesse supérieure
Les rodenticides existent et sont efficaces, mais ils doivent rester une solution de dernier recours. Ces produits présentent un vrai risque d’intoxication pour les enfants, les animaux domestiques et la faune environnante, y compris les prédateurs qui mangeraient un rongeur empoisonné. Si tu y as recours, suis scrupuleusement les consignes du fabricant et privilégie des postes d’appâtage sécurisés.
Si malgré tous tes efforts l’infestation continue de grossir, ou si tu repères des dégâts importants sur les fondations ou les canalisations, il est temps de faire appel à un professionnel de la dératisation. Il pourra confirmer l’espèce en cause et adapter l’intervention en conséquence.
Tes questions sur les mulots au jardin
Combien de temps faut-il pour voir des résultats après avoir appliqué ces méthodes ? Compte généralement une à deux semaines pour observer une baisse d’activité, le temps que les répulsifs fassent effet et que la colonie se déplace.
Est-ce que je risque de blesser le mulot avec un piège à capture vivante ? Non, ce type de piège est conçu pour ne pas blesser l’animal, à condition de le relever rapidement après capture pour éviter le stress prolongé.